Ich adoptierte behinderte Zwillinge, nachdem ich sie auf der Straße gefunden hatte – zwölf Jahre später hätte ich fast mein Handy fallen lassen, als ich erfuhr, was sie getan hatten,

La première fois que les jumelles ont signé « Maman », j’en ai eu le souffle coupé.

Grandir différentes… et fières de l’être
À l’école, j’ai dû me battre pour obtenir un accompagnement adapté et la présence d’un interprète en langue des signes. Expliquer que la surdité n’est pas une faiblesse, mais une autre manière de percevoir le monde.

Lina a développé un talent pour le dessin. Elle imaginait des vêtements colorés, modernes, joyeux. Inès, elle, adorait construire, démonter, comprendre comment les objets fonctionnent.

À 12 ans, l’établissement a organisé un concours : créer des vêtements adaptés aux enfants en situation de handicap.

« On ne gagnera pas, mais ce sera utile », ont-elles signé en haussant les épaules.

Elles ont imaginé des sweats qui ne frottent pas contre les appareils auditifs, des pantalons faciles à enfiler, des étiquettes qui ne grattent pas : des vêtements pensés avec le cœur et pour le quotidien.

Puis la vie a repris son cours.

Le coup de téléphone qui change tout
Un après-midi ordinaire, le téléphone a sonné. Une entreprise spécialisée dans les vêtements pour enfants avait découvert leur projet.

Leurs créations avaient impressionné l’équipe. L’entreprise souhaitait développer une ligne inspirée de leurs idées, avec une collaboration rémunérée.

Montant estimé du contrat : plus de 460 000 euros sur la durée.

Je croyais avoir mal entendu. Je me suis assise, j’ai respiré, j’ai fait répéter le chiffre.

Quand je l’ai annoncé aux filles en langue des signes, elles sont restées figées, puis ont éclaté de joie : « QUOI ?! »

Elles ne cherchaient pas à devenir célèbres. Elles voulaient simplement que d’autres enfants comme elles se sentent à l’aise dans leurs vêtements.

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